Fares Ziam avoue avoir refusé un combattant du top 15
Attendu face à un top 15 des poids légers, Fares Ziam affrontera finalement Tom Nolan lors de l'UFC Fight Night 278. Un changement inattendu qui intervient après un refus assumé du Français de combattre pendant le Ramadan.
La trajectoire de Fares Ziam semblait claire. En pleine progression dans la catégorie des poids légers, le Français s’approche peu à peu du top 15, avec des performances solides et une régularité qui attire l’attention. Logiquement, son prochain combat devait représenter un véritable test face à un adversaire classé.
Mais à l’approche de l’UFC Fight Night 278, l’annonce de son opposant surprend : ce sera Tom Nolan, un nom encore en dehors du classement. Un choix qui interroge, tant sur le plan sportif que stratégique.
Fares Ziam assume le refus… aux conséquences possibles
Si ce changement de trajectoire surprend, il s’explique en partie par une décision forte de Ziam. Le Français révèle avoir refusé un combat contre Renato Moicano, pourtant classé, proposé par l’UFC en mars.
Au micro de RMC Sport, il explique clairement :
“L’UFC m’a proposé Moicano en mars, en plein mois de Ramadan. J’ai refusé, je leur ai dit que je ne combattrai pas pendant le Ramadan, ils ont compris.”
Un choix personnel assumé, qui repose sur des convictions et une gestion de carrière réfléchie. Combattre à ce niveau demande une préparation optimale, et Ziam a préféré ne pas s’engager dans un contexte qui ne lui semblait pas favorable.
Un combat moins prestigieux… mais pas sans enjeu
Même si l’UFC a officiellement compris sa décision, ce nouveau matchmaking peut poser question. Passer d’un adversaire classé comme Moicano à un combattant non classé comme Nolan peut être perçu comme un recul dans la progression sportive.
Certains y voient une forme de “sanction indirecte”. Sans être officielle, cette lecture existe : l’organisation aurait pu choisir de proposer un combat moins exposé après le refus initial. Une manière de rappeler que chaque opportunité compte dans une division aussi dense que celle des poids légers.
Mais ce combat reste loin d’être anodin. Pour Ziam, il s’agit désormais de gérer une situation délicate : éviter le piège. Face à un adversaire moins attendu, la pression change. Il ne s’agit plus de créer la surprise, mais de confirmer son statut.
Une victoire nette pourrait rapidement relancer sa progression vers le top 15. À l’inverse, une contre-performance freinerait brutalement son ascension.
Dans une division où chaque combat peut redistribuer les cartes, ce duel face à Nolan devient un test mental autant que sportif. Pour Fares Ziam, l’enjeu dépasse désormais l’adversaire : il s’agit de reprendre le contrôle de sa trajectoire et de prouver qu’il reste un prétendant sérieux à l’élite des poids légers.