Gilbert Burns se livre sur sa fin de carrière à l’UFC

Après sa défaite contre Mike Malott en main event de l'UFC Fight Night 273, Gilbert Burns a décidé de mettre un terme à sa carrière. Un choix assumé, réfléchi... et sans aucun regret.

Le moment est passé presque sans prévenir. À l’issue de sa défaite face à Mike Malott, Gilbert Burns retire ses gants dans l’octogone. Un geste symbolique, lourd de sens. À 37 ans, le Brésilien met fin à une carrière de 14 ans dans le MMA, dont une grande partie passée au plus haut niveau à l’UFC.

Une décision qui n’était connue de personne avant le combat. Et qui révèle surtout une lucidité rare chez un combattant habitué aux plus grandes batailles.

Le déclic de Gilbert Burns

Face à Malott, Burns aborde le combat avec confiance. Il prépare son affrontement avec sérieux, convaincu qu’une victoire peut relancer sa dynamique. Mais dans la cage, la réalité est différente.

Le Canadien se montre plus rapide, plus précis, et empêche Burns d’imposer son plan de jeu. Un constat que le Brésilien fait lui-même, avec honnêteté.

Il explique pour MMA Junkie : “J’ai tout donné à ce sport. J’ai livré beaucoup de grands combats, j’ai combattu pour le titre, affronté les meilleurs de la division. J’étais confiant avant ce combat, j’ai travaillé très dur. Mais quand je n’ai pas réussi à exécuter mon plan de jeu, quand j’ai senti qu’il était un peu plus rapide, plus fort… je me suis dit : si je ne peux pas battre Mike Malott… c’est fini.”

Une déclaration forte, qui montre à quel point cette défaite dépasse le simple résultat. Pour Burns, ce combat sert de révélateur. Non pas d’un manque d’envie, mais d’un moment de vérité sur son niveau actuel face à la nouvelle génération.

Une carrière assumée, sans regrets

Malgré l’absence de titre UFC à son palmarès, Burns quitte le sport avec une forme de sérénité. Son parcours, marqué par des affrontements contre les meilleurs, reste pour lui une réussite.

“Aucun regret. J’ai tellement appris à travers les défaites. Je ne changerais pas grand-chose. Bien sûr, on peut toujours ajuster des détails, mais globalement, ça a été une incroyable expérience. Une progression, une évolution.”

Une vision lucide du sport de haut niveau. Burns ne mesure pas sa carrière uniquement aux victoires, mais à l’ensemble du chemin parcouru.

Il insiste aussi sur l’exemple qu’il laisse derrière lui, notamment pour ses enfants :

“Ils voient les sacrifices, ils me voient m’entraîner tous les jours. Rééducation, récupération, étirements, bains froids… ils voient tout. Et parfois, les résultats ne sont pas là. Mais ils ont vu le parcours. Je n’ai rien laissé au hasard. Parfois, tu fais tout bien… mais l’autre est juste meilleur ce soir-là. C’est la vie.”

Dans un sport souvent brutal, où les carrières peuvent s’arrêter sans explication, Burns choisit de partir avec dignité. Pas sur une victoire, mais sur une certitude : avoir tout donné.

Son départ laisse une trace particulière dans la division des welters. Celle d’un combattant respecté, constant, et prêt à affronter n’importe qui, à n’importe quel moment. Une mentalité qui, au-delà des ceintures, définit aussi les grandes carrières.